mercredi 4 février 2026

Le mois de l'histoire des Noirs

Est-ce que vous saviez que le Mois de l'histoire des Noires fête ses 30 ans de célébrations au Canada cette année?? Je l'ai appris en lisant l'article un article de Radio-Canada, dans lequel on fait aussi mention de la Negro History Week, célébrée pour la 100e année en 2026.

Cette semaine a été instaurée en février 1926 par le Dr Carter G. Woodson, qui voulait avant tout faire connaitre l'histoire des Afro-Américains, et ce, autant pour informer et conscientiser les personnes blanches, mais aussi pour s'assurer que "les communautés noires elles-mêmes sachent d'où elles viennent." (Radio-Canada)

La deuxième semaine de février aurait été choisie, puisque s'y déroule les fêtes d'Abaraham Lincoln et Frederick Douglass. Ces deux personnes ont été importantes dans l'histoire des personnes noires aux États-Unis. Que la Negro History Week soit célébrée en même temps que leurs anniversaires est assez symbolique et vient joindre le passé au présent.

La semaine est devenue une célébration plus importante aux États-Unis en 1976, lorsque Gerald Ford, le président à cette époque, la reconnait officilellement et la transforme en un mois complet, le Black History Month.

C'est en 1995 que Jean Augustine, la première femmme noire élue comme députée au Parlement du Canada, apporte la discussion sur la table. Elle tient à ce que le mois soit aussi reconnu dans le pays, proposition qui a récolté que des oui.


Vous vous demandez peut-être pourquoi je parle du mois de l'histoire des Noirs, alors que ce blogue est dédiée à la lecture. Parce que la littérature ne sert pas juste à raconter des histoires : elle façonne l’imaginaire collectif, elle dit qui compte, qui existe, qui a droit à une voix. La littérature permet aux minorités de voir des personnages complexes, nuancés, héroïques, vulnérables ou ordinaires qui leur ressemblent.

La littérature permet aussi de déconstruire les stéréotypes. Quand les personnes noires sont absentes ou cantonnées à des rôles clichés, ces images deviennent des "vérités" implicites. Une littérature diversifiée déconstruit les stéréotypes en montrant une pluralité d’expériences, de cultures, de parcours et de voix. 

Pendant longtemps, les voix noires ont été marginalisées, invisibilisées ou filtrées par un regard dominant. Mettre en avant des auteurs et autrices noirs, c’est enrichir la littérature et réparer une mémoire collective tronquée. Quand seuls certains corps et certaines voix sont omniprésents, ils deviennent la norme implicite. Une littérature inclusive rappelle que le monde est multiple et que cette multiplicité est la norme.

La lecture, c'est aussi comprendre le point de vue de l'autre. La représentation des personnes noires dans la littérature permet aux lecteurs qui ne sont pas noirs de comprendre des réalités qu’ils ne vivent pas, de développer une empathie authentique et de remettre en question leurs angles morts.


Pour bien terminer l'article d'aujourd'hui, voici quelques livres écrits par des auteurices noir.e.s qui me semblent intéressants:

As de pique
Faridah Abiké-Iyimidé
Éditions De Saxus

De sang et de rage
Tomi Adeyemi
Éditions Nathan


Fake it Till You bake it
Jamie Wesley
St. Martin's publishing group


Sources

Le Mois de l'histoire des Noirs fête ses 30 ans au Canada (Radio-Canada)


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