mercredi 15 juillet 2026

Récemment, j'ai lu l'article L’argent autrefois réservé aux livres pourra être utilisé à d’autres fins, écrit par Pierre St-Arnaud dans le journal La Presse. 

L'article traite de la fusion du budget consacré aux livres scolaires dans une enveloppe générale qui menace la prévisibilité du financement de la lecture à l’école et inquiète le milieu du livre, qui craint des répercussions économiques, culturelles et éducatives.

Les nouvelles règles budgétaires du ministère de l’Éducation inquiètent le milieu du livre, car l’enveloppe de 38 millions de dollars réservée à l’achat de livres dans les écoles a été intégrée à une enveloppe globale de 288 millions de dollars destinée à plusieurs activités (sports, parascolaire, projets pédagogiques, culture, sorties éducatives, bibliothèques, etc.). Les centres de services scolaires (CSS) ne seraient donc plus obligés de consacrer ces sommes à l’achat de livres.

Cette décision soulève des inquiétudes chez les acteurs de la chaîne du livre, notamment les libraires, éditeurs, auteurs et illustrateurs. Selon l’Association des libraires du Québec, l’absence d’une enveloppe dédiée au livre crée une grande incertitude, particulièrement pour le secteur de la littérature jeunesse, qui dépend fortement des achats scolaires. Les libraires régionaux et indépendants pourraient aussi subir des conséquences économiques importantes.

Le texte souligne également le flou entourant l’avenir de deux mesures importantes : une allocation d’environ 300 $ destinée aux enseignants pour acheter des livres de classe et un programme de financement des bibliothèques scolaires. Le milieu craint que les CSS utilisent désormais ces sommes pour d’autres priorités.

Au-delà des impacts économiques, les intervenants s’inquiètent des conséquences culturelles et éducatives. Ils rappellent l’importance du livre à l’école pour développer la littératie, la culture québécoise et l’accès aux œuvres, particulièrement dans un contexte où une grande partie de la population éprouve des difficultés à comprendre des textes complexes. Ils dénoncent un manque de cohérence entre les objectifs gouvernementaux liés à la lecture et la décision de ne plus protéger spécifiquement le financement des livres.

Je ne sais pas si c'est seulement moi qui capote par rapport à cette nouvelle-là, mais je trouve ça aberrant de voir que la lecture est mise de côté dans le milieu scolaire, alors qu'elle apporte tellement à l'éducation des élèves! 

Les jeunes qui lisent ont tendance à être plus attentifs et concentrés en classe, puisque  lire demande de suivre une histoire, des idées ou des arguments sur une longue période. La lecture développe la mémoire, stimule l'imagination et la créativité. Elle permet aussi d'enrichir les connaissances, puisqu'elle expose à de nouvelles idées, cultures, époques et façons de voir le monde. 

Elle augmente le vocabulaire, ce qui permet d'aider à maitriser la langue,  l'orthographe et la grammaire grâce à l’exposition répétée aux mots et aux structures de phrases. Ça aide par le fait même les compétences d'écriture en permettant d’observer différents styles et techniques narratives et à aider à mieux exprimer ses idées et à communiquer avec précision. Donc, en ce qui a trait à la réussite scolaire, la lecture permet d'améliorer la compréhension des textes, d'analyser les informations, tout en aidant à développer les compétences d'écriture.

Niveau émotionnel et social, la lecture favorise l'empathie en découvrant les pensées et les expériences des personnages, ce qui aide à comprendre d’autres réalités. Elle permet de découvrir d'autres cultures et perspectives et à comprendre les enjeux sociaux, historiques et politiques grâce aux essais, biographies et témoignages, mais aussi grâce à des œuvres de fiction qui se passe dans des contextes différents de celui du lectorat.

Dans ce sens, c'est un non-sens pour moi d'enlever l'enveloppe financière qui était obligatoirement allouée à l'achat de livres pour les écoles, alors que c'est tellement important pour moi de renouveler les bibliothèques scolaires. J'ai conscience que les écoles pourront continuer à acheter des livres avec cet argent, mais, dans notre ère, enlever cette obligation va juste faciliter à ce que l'argent ne soit pas dépenser dans ce qui est important.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire