mardi 8 septembre 2026

Bilan personnel - Forces et points à améliorer

La vie professionnelle est interreliée à la vie personnelle : elles s’influencent l’une et l’autre. Qui on est, nos aspirations, nos intérêts, la manière dont on réagit à certaines situations : plusieurs facteurs de la sphère privée influencent la sphère professionnelle. 

La deuxième partie de cette formation sur le parcours professionnel consiste à réaliser un bilan personnel. La première étape : nommer ses forces et ses points à améliorer !


Une des pistes de réflexion est de revoir les évaluations des supérieurs et de voir les forces et qualités qui étaient attribuées. Quand j’étais commise de plancher en librairie, je me souviens qu’à une des évaluations, on m’avait mentionné que j’allais de l’avant dans les projets, que j’étais proactive. Je voyais les différents projets et j’allais voir les gestionnaires pour savoir les priorités. Dès que je terminais un projet, j’allais voir un gestionnaire pour savoir quel était le prochain projet. Si je voyais qu’il me restait du temps à mon quart de travail, mais que je n’en avais pas assez pour commencer un projet et le terminer, je me trouvais des tâches connexes.

Maintenant que je suis gestionnaire de département dans cette même chaine de librairies, un des commentaires que j’ai reçu est de faire attention à ne pas trop être « chumy-chumy » avec les employés pour éviter les impressions de traitement de faveur avec les personnes que je suis plus près. Je vois le commentaire autant de façon d’une chose à améliorer qu’une force. Ce qui est à améliorer : garder un certain recul, parce que parfois, j’ai tendance à parler plus que nécessaire avec les employés, ce qui ralentit mon travail. La force : j’entretiens un bon lien de travail avec les employés, je les fais sentir à l’aise (j’imagine).

Une autre piste de réflexion est de réaliser des tests psychométriques. J’ai réalisé le Myers Briggs Type Preferences (soit le test de personnalité, aka le 16Personalities test) et mon résultat est INFP-T, soit le type de personnalité Médiateur. Je suis à 68 % Introvertie (I) vs 32 % Extravertie, 51 % Intuitive (N) vs 49 % Observatrice, 76 % Sensisble vs 24 % Rationnelle, 64 % Exploratrice (P) vs 34 % Organisée et 81 % Agitée (T) vs 19 % Sûre de moi. Le médiateur est axé sur l’imagination, l’idéalisme et un intérêt à comprendre l’expérience humaine. La créativité est très présente, mais peut amener à être dans son monde, se perdre dans ses rêveries, ce qui est mon cas. Le médiateur est très empathique, ce qui lui permet d’entrer en contact avec les autres. C’est une personnalité qui aurait une nature introspective.

En considérant toutes les pistes de réflexion proposées, je pense qu’une de mes forces est de vouloir créer une atmosphère de travail propice pour tout le monde. Pour déjà m’être « extérieure » à une équipe de travail, j’essaie de faire en sorte que tous les membres de l’équipe se sentent inclus. Par contre, ça peut être un couteau à double tranchant, surtout dans un contexte de gestion d’équipe. Il faut que je m’assure aussi que tout le monde travaille, même si les employés se sentent plus à l’aise avec moi de parler et de « se laisser lousse ».

Le contact avec les autres est autant un point fort et un point à améliorer pour moi. C’est assez difficile à expliquer, mais je vais faire de mon mieux. D’un côté, mon côté introverti me rend souvent timide. J’ai parfois de la difficulté à faire le premier pas, à faire le premier contact. Certaines activités de groupe ou certains spectacles m’intéressent, mais j’hésite souvent à y aller. Souvent, je n’y vais pas, puisque je vais y aller seule. J’ai peur du regard des autres et de ce qu’ils peuvent penser de moi. Ça me restreint autant dans ma vie personnelle que dans ma vie professionnelle. J’ai déjà décidé de ne pas aller à un événement qui m’intéressait beaucoup, parce qu’aucune de mes amies n’était disponible de venir avec moi et que je ne voulais pas avoir l’air pathétique. Je n’ai pas postulé pour plusieurs postes dont je pensais ne pas avoir toutes les qualifications importantes qui étaient demandées. De l’autre, c’est un peu instinctif, mais quand je sens un contact, un « vrai » lien avec quelqu’un, je vais être à l’aise dès le départ avec cette personne-là et je vais être plus extravertie et plus facile d’approche dès le départ. J’essaie toujours de voir le positif chez les autres, même lorsque j’apprécie moins quelqu’un.

Je sais que j’ai un travail à faire sur la manière de gérer mes émotions et de maintenir mon calme. Dès qu’un client est rude ou condescendant, j’ai tendance à « pomper » vraiment rapidement et redescendre vraiment lentement. Parfois, une interaction difficile en début de journée peut ruiner ma journée, parce que je vais ruminer en y repensant toute la journée. La conversation va tourner en boucle dans ma tête et je vais chercher les répliques que j’aurais pu dire à la place pour mieux gérer la situation ou encore me dire que j’aurais dû couper court à la conversation bien plus tôt.

La lecture du descriptif de ma personnalité selon le MBTI m’a fait réfléchir à un des points que j’ai à améliorer. J’ai souvent tendance à me perdre dans mon monde, dans mes idéaux. J’imagine ce que pourrait être ma vie si je fais telle ou telle action, si je complète tel cours, si je postule pour tel poste et que je suis embauchée. Par contre, souvent, le rêve s’arrête là, vu que je ne prends aucune action pour atteindre ces idéaux, ces rêves-là.

Un autre point que je réalise pensant à mes autres points forts et points à améliorer est que j’ai souvent tendance à me remettre en doute. Je me remets en doute dès la première critique. Un seul commentaire un petit peu négatif va me tourner dans la tête les jours après me l’être fait dire. Je vais aussi me sentir facilement incomprise, ce qui peut être difficile à vivre dans une équipe de travail.

En commençant cette partie de la formation, je n’aurais pas cru trouver autant de points forts que de points à améliorer. Je suis une de mes grandes critiques et j’ai de la difficulté à voir mes points forts. Je pensais que d’en trouver allait être une tâche difficile, ce qui n’a pas été le cas. Ça prend un peu de réflexion, mais ce n’était pas difficile en soi.

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