Le mois de mai est tellement passé vite! J'ai l'impression qu'à chaque fin de mois, je me dis la même chose. Et à chaque fois, les jours défilent sans que je les voie passer, le temps m'amenant du premier au dernier jour.
Il s'en est passé des choses, que ce soit dans les intrigues des livres lus, dans ma vie personnelle que dans ma vie professionnelle, et je viens vous faire un topo!
Bilan lecture
Je commence par la section qui, je pense, vous intéresse le plus: mon bilan lecture, qui cumule 1126 pages lues à travers huit livres, cinq d'entre eux ayant été terminés durant le mois.
Dans cette adaptation en roman graphique de To all the boys I've loved before de Jenny Han, on retrouve Lara Jean et sa vie amoureuse qui devient soudainement mouvementée!
J'avais adoré la trilogie, que j'avais lu durant le début de la pandémie et qui m'avait permis de retrouver mon amour de la lecture. Alors, quand j'ai vu que le premier tome avait adapté en roman graphique, je l'ai réservé dès que j'ai pu au travail pour me l'acheter dès sa sortie. Et la journée suivant mon achat, c'était déjà lu!
Évidemment, la trilogie garde une place spéciale dans mon cœur, mais j'ai apprécié cette adaptation et j'aime beaucoup le style des illustrations, qui fittent vraiment avec l'histoire, selon moi.
Une collègue m'a montré ce manga au travail et le résumé m'a tellement intrigué que je l'ai acheté! Tout le monde parle du Fantôme d'Allsta, un tueur en série qui s'en prend à des influenceurs en vogue. Do Re-mi devrait s'en méfier, elle qui a atteint le million d'abonnés. Mais elle ne suit pas les conseils en continuant à publier comme avant et elle apprendra par elle-même des conséquences...
J'ai connu Michel Rabagliati avec sa bande dessinée Paul au parc, que j'avais reçu en cadeau à Noël. L'histoire porte sur le scoutisme et se passe durant la crise d'Octobre 1970. J'ai aimé ma lecture et mon père me l'a emprunté, qui l'a autant aimé que moi. Ça l'a amené à acheter tous les autres livres de la collection Paul. On y retrouve toute une partie du passé de l'auteur.
Quand Rose à l'île en 2023, je l'ai emprunté à la bibliothèque. J'avais vu au travail que, bien que l'histoire soit toujours sur une partie de la vie de Michel, le style d'édition était différent, variant plus entre des paragraphes de texte et des dessins plus ou moins gros (certains prenant un quart de page, tandis que d'autres prennent deux pages). Malgré le nouveau format, j'ai apprécié ma lecture.
Je me doutais que le format de Y a d'la joie allait plus ressemblé à Rose à l'île qu'aux titres faisant partie de la collection Paul. La couverture m'a tout de même intriguée et j'ai acheté une copie. On y retrouve toujours Paul, mais dans un contexte plus actuel que les autres bandes dessinées. Alors que Rose à l'ile se déroule en 2013 et les livres de la collection Paul, plus dans l'adolescence et la vie de jeune adulte, Y a d'la joie se situe dans l'actualité, avec tout ce qui se passe présentement.
Yûta, grand mordu du cinéma, se fait demander par sa mère mourante de la filmer jusqu'à sa mort. Il accomplit ce souhait, en faisant de ce qu'il a filmé un court-métrage, qui ne reçoit pas l'attention qu'il aurait souhaitée. Prêt à s'enlever la vie lorsqu'il rencontre Eri, grande adoratrice du cinéma, tout comme lui. La mystérieuse jeune femme va l'aider à réaliser un nouveau film.
Un collègue m'a recommandé ce manga et j'ai agréablement été surprise. Les plans des images sont à l'horizontale, avec le même format qu'un écran de cellulaire. Ça donne l'impression que tout est filmé, que ce qu'on voit sur les images est les vidéos que prend Yûta. Et c'est ce qui rend l'histoire intrigante: on ne sait jamais ce qui est vrai et ce qui est embelli ou inventé pour l'histoire du film. La fin ouverte nous fait demander ce qui est vrai et ce qui est faux, incluant la mort de la mort de la mère de Yûta.
La bande dessinée L'Affaire Delorme est sur, vous l'aurez probablement déjà deviné, sur l'Affaire Delorme, un cas de meurtre qui s'est déroulé en 1922. Le 7 janvier de cette année-là, des employés de la mairie de Montréal trouvent le corps de Raoul Delorme. Il a été tué par six balles. Rapidement, son frère aîné, Adélard, ayant été déshérité par leur père, est soupçonné. Le seul hic: il est prêtre catholique et, dans le Québec hyperreligieux de cette époque, il est impossible dans l'imaginaire collectif qu'un prêtre ait pu faire un crime de ce genre. L'enquêteur Georges Farah-Lajoie maintient quand même ses soupçons et doit donc aller à contre-courant pour tenter de trouver la vérité.
C'est la deuxième fois que je lis cette bande dessinée et je suis toujours sidérée par ce cas. À ce jour, personne n'a été retenu coupable du meurtre de Raoul Delorme. On sait qu'il a été tué, on sait qu'il y a un meurtrier et les preuves pointent réellement vers son frère Adélard. Pourtant, l'Église a tellement un grand pouvoir qu'elle met sans cesse des bâtons dans les roues de l'enquête, entre autres en intimidant les policiers qui menaient l'enquête. Même que ça a pris quatre procès avant d'avoir un verdict de non-culpabilité.
Bilan -Vie personnelle
Quand j'ai emménagé à Québec en 2019, c'était seulement pour réaliser mon baccalauréat en anthropologie et j'avais en tête de retourner à Sherbrooke après mes études. Sept ans plus tard, un certificat et un microprogramme en cours en plus du baccalauréat en poche, je suis toujours à Québec et je prends de plus en plus conscience que je pense avoir trouvé ma ville.
C'est peut-être quelque chose que je réalise sur le tard, mais j'essaie de me rattraper. Quand je suis arrivée à Québec, j'étais assez gênée. Je n'osais pas trop aller vers les autres et me lier d'amitié, surtout que dans mes plans, je retournais à Sherbrooke trois ans plus tard. Je réalise maintenant que j'aurais dû m'essayer pareil, même si c'était pour réellement retourner à Sherbrooke. La vie est faite pour être vécue en totalité et ce n'est pas en limitant mes amitiés que je vais en profiter.
Bien que mon réseau soit encore petit, je sors de plus en plus de ma bulle et je m'ouvre bien plus qu'avant à différentes possibilités. Alors qu'il y a quelques années, j'aurais dit non à quelques propositions d'activités, je dis oui, même lorsque j'hésite et je ne suis pas sûre. C'est souvent à ces activités-là que je me sens le mieux, à parler à des amies qui font de plus en plus partie de ma routine, de mon quotidien.
Dans mes premières années à Québec, j'allais plus souvent à Sherbrooke pour voir ma famille et mes amis de Sherbrooke. J'y vais toujours, mais moins souvent qu'avant et plus souvent pour ma famille. Je réalise que je mettais des efforts dans des amitiés qui étaient dans un sens. Certaines de ces amitiés sont encore importantes pour moi et je vois toujours ses amies, seulement moins souvent. Ça ne nous empêche pas de nous écrire régulièrement!
Passer plus de temps me permet d'avoir plus de temps à consacrer à mes amitiés à Québec. Logique, vous allez me dire. Mon compte littéraire sur Instagram m'a permis de rencontrer plein de belles personnes qui sont devenues des amies avec le temps. Lorsque j'allais plus souvent à Sherbrooke, je passais à côté d'occasions de passer du temps avec mes amies à Québec et ainsi de développer mon réseau social. Maintenant que je passe plus de mes congés à Québec, ça me permet de rattraper le retard que j'ai pris de ce côté-là.
Bilan - Vie professionnelle
Pour moi, le monde littéraire est une partie importante dans ma vie. Ça m'a pris du temps avant d'envoyer mon CV dans une librairie et j'ai absolument fait le bon move en 2022 en envoyant ma candidature au Archambault le plus près de chez moi (à l'époque). Pouvoir échanger avec des personnes qui partagent ma passion, approfondir mon intérêt pour les jeux.
Le microprogramme en révision et perfectionnement langagier vient confirmer que c'est un domaine professionnel qui m'intéresse de plus en plus. Je suis encore à me questionner si je continue des études dans le domaine, si je fais le certificat en révision professionnelle, si je fais d'autres études ou si j'attends.
Quand Andréa m'a proposé de relire son texte pour en faire la promotion sur mes réseaux sociaux, j'ai tout de suite sauté sur l'occasion. Bien que je ne sois pas encore rendue très loin dans ma lecture, c'est une tâche qui pourrait m'intéresser dans un potentiel nouvel emploi. C'est venu se confirmer quand Nathalie m'a écrit, suite à la recommandation d'Andréa. Nathalie a envoyé son manuscrit à plusieurs maisons d'édition, sans réponse positive. Elle souhaitait donc que je lui fasse des propositions de corrections au niveau linguistique pour améliorer son texte. Le but : envoyer son manuscrit en juin et avoir enfin le Oui que mérite son texte. Comme vous pouvez vous en douter, j'ai absolument apprécié son texte et j'ai vraiment apprécié mettre en pratique ce que j'apprends dans le microprogramme.
Loin de moi l'idée de dire que je suis professionnelle, alors que je fais "qu'un" microprogramme! Mais j'ai vraiment apprécié faire la révision du texte de Nathalie: prendre un après-midi de temps en temps pour lire son texte, vérifier sur la Vitrine linguistique, Usito ou tout autre outil de révision que tel ou tel terme est utilisé de la bonne façon... toutes des tâches que j'ai adoré!
À travers tout ça, je me découvre de nouvelles aspirations professionnelles et je pense être prête à me lancer de nouveaux défis.
En bref...
Je sens que les choses bougent de plus en plus dans ma vie et c'est quelque chose qui m'enchante! Dans les derniers mois, voire les dernières années, j'avais l'impression de stagner, mais je sens que ça change. Ça se voit dans mes lectures: le mois de mai a été le mois où j'ai le plus lu jusqu'à maintenant en 2026! Je le vois aussi dans ce que je vois dans mon futur, dans ma façon d'interagir avec les gens au travail, avec mes amies à Québec.
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